peninsule d'inishowen en irlande

Interview : Bernard Eucher Lahon, co-fondateur d’Alainn Tours

En ces temps de confinement, nous rêvons tous de longues balades dans la nature, de nous rouler dans le verdure ; aussi, cette semaine, nous nous immergeons, le temps d’une interview, dans les grands espaces irlandais pour rencontrer Bernard Eucher Lahon, co-fondateur d’Alainn Tours.

Pouvez-vous présenter le/les fondateurs de l’agence Alainn Tours ?

Corine Ledanois et moi nous nous sommes rencontrés alors que nous étions tous deux étudiants Erasmus à Sligo, au nord-ouest de l’Irlande.

Nous suivions tous deux la filière marketing international. Elle est originaire de Normandie et était venue en Irlande pour apprendre l’anglais et suivre les traces de ses ancêtres. Moi je suis originaire du Pays Basque et j’ai appris à aimer la musique irlandaise en arrivant en Irlande.

L’Irlande nous a tellement plu que nous y sommes restés. Après diverses expériences notamment dans l’hôtellerie pour Corine et l’exportation de saumon fumé pour moi même, nous avons décidé de fonder notre agence. 

Bernard Eucher Lahon, co-fondateur d’Alainn Tours

Bernard Eucher Lahon, co-fondateur d’Alainn Tours

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ? Quelle est l’histoire de la création de l’agence ? Quelle est votre histoire avec l’Irlande, l’Ecosse et le pays de Galles ?

Durant nos études, dès que nous le pouvions, nous prenions la route avec Corine et d’autres étudiants de notre volée pour aller explorer les environs. Nous avons visité Sligo, puis le Donegal, le Connemara et petit à petit sillonné toute l’Irlande ! Nous sommes tombés amoureux du pays et on s’est rendu compte qu’il y avait un potentiel énorme à le faire mieux connaître auprès d’autres voyageurs, en particulier français, qui n’entendaient parler quasiment que des lacs de Connemara…

Pourquoi pas alors partager notre passion et notre connaissance du terrain ? Après une quinzaine d’années, les clients qui étaient déjà régulièrement venus en Irlande avec nous ont voulu découvrir d’autres pays celtes comme l’Ecosse et le Pays de Galles. Comme il n’existait pas d’autre agence francophone spécialiste, nous avons décidé de nous développer sur ces deux destinations. Aujourd’hui nous sommes toujours basés à Sligo et nous visitons régulièrement les trois pays. Nous fêterons nos 30 ans d’existence l’année prochaine ! 

Comment vivez-vous cette pause forcée pendant cette période de confinement ?

Comme la plupart des autres entreprises en Irlande actuellement, nous travaillons tous dans nos hébergements respectifs.

On en profite pour faire le ménage dans nos dossiers, réfléchir et créer les nouveaux produits qu’on a en tête depuis quelques temps… tout en admirant les magnifiques paysages qu’offrent les sommets de Knocknarea, Ben Bulben et les autres icônes de Sligo depuis nos fenêtres ! 

Mullaghmore Head, Sligo

Mullaghmore Head, Sligo

En profitez-vous pour mettre en place de nouveaux services, réfléchir à de nouveaux modes de fonctionnement ?

Habituellement, en cette saison nous sommes complètement pris. Cette année nous avons enfin le temps de contacter d’autres agences de voyages en France, en Suisse et en Belgique pour nous faire connaître auprès d’eux, qui cherchent un interlocuteur local et spécialiste pour organiser les voyages de leurs clients.

Nous consacrons une attention particulière au Canada et son marché francophone. On en profite également pour raffermir le contact avec les prestataires avec qui nous sommes solidaires. Tout est prêt pour pouvoir accueillir nos voyageurs dès que le signal sera donné. 

Quel est votre état d’esprit aujourd’hui en tant que voyageur ? Et comment pensez- vous que les voyageurs vont agir à la sortie de cette crise sanitaire ?

En tant que voyageurs, on ressent combien il est frustrant de rester chez soi alors que les splendides paysages irlandais nous appellent…

Pendant un certain temps, je pense que les voyageurs vont se recentrer sur l’Europe plutôt que de partir dans des pays exotiques et lointains. Après toutes ces semaines de confinement, ils auront hâte de se perdre dans des grands espaces mais aussi de retrouver la chaleur du contact humain. En ceci, nous avons de la chance car les pays celtes sont fameux pour les deux : une nature fabuleuse et un sens de l’accueil inégalé !

De plus, la densité sur nos destinations est très faible. Nous parlons de 60 habitants au km2 comparé aux 20 000 à Paris !!! 

peninsule d'inishowen en irlande

Péninsule d’Inishowen en Irlande

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ? et pensez- vous allez plus loin ?

Depuis les débuts d’Alainn Tours, nous travaillons en priorité avec de petites structures locales : les B&B, hôtels à taille humaine et demeures de charme qui ont une éthique et une histoire familiale, mais aussi les restaurants du coin, les activités…

Nous contribuons à préserver la beauté des pays que nous promouvons et de la communauté dont nous faisons partie. Cette année nous avons fait don par exemple à une association de Strandhill, village côtier dans lequel je réside juste à côté de Sligo, qui encourage la biodiversité. Pour nous il est essentiel de poursuivre dans cette direction.

 

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