christophe en Inde

Christophe Sentuc, le créateur du DirecTravel revient sur parcours

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui nous nous intéressons non pas aux exposants du Directravel, mais à son créateur. Qui est l’homme derrière ce salon atypique ? Christophe Sentuc revient sur son parcours.

Christophe, quelles sont tes origines ? Qui es-tu ?!

Un basco-landais de naissance, immigré à Paris depuis l’adolescence, breton par ma mère et par mon refuge familial sur une petite île passionnément défendue par quelques irréductibles Gaulois.

Un simple citoyen du monde heureux de partager sa vie avec ses deux enfants franco-mongols.

Christophe avec ses enfants en Guinée

Christophe avec ses enfants en Guinée Conakry

Quel est ton parcours ?

Pompier, motard, marin puis cascadeur étaient dans mes rêves d’enfant avant de décider d’être fermier !  Mais, malgré ma formation en agronomie, je restais un parisien rêveur pour le directeur du Crédit Agricole à qui je demandais un prêt.

Alors, si ce n’était pas en France, ce serait ailleurs et c’est ainsi que je me suis retrouvé à 20 ans, berger avec chien et moto pour conduire des troupeaux de Mérinos dans les immenses pâturages d’Australie.

De retour en France pour mes obligations militaires, j’ai très vite ressenti l’oppressement du territoire entouré de frontières. Il me fallait à tout prix les franchir toutes, les unes après les autres. Un besoin vital de libération qui m’a alors conduit un jour à la porte d’Orléans de Paris, avec un gros sac à dos, un pouce en l’air et 7000 francs en poche.

Près de 3 ans après, j’étais aux Philippines avec un petit baluchon, des claquettes aux pieds et les poches vides. Dormant dehors fatigué par ma journée de marche ou invité dans la maison de ma dernière rencontre, j’ouvrais tous les matins les yeux d’un enfant qui découvrait chaque jour des merveilles. C’était au tout début des années 80 et cela m’a amené à travers l’Europe, l’Orient, l’Afrique, l’Asie et l’Océanie sans jamais prendre un seul avion.

christophe en Inde

Voyage en Inde

Peux-tu nous résumer ta carrière dans l’entreprenariat touristique ?

Ce monde merveilleux devait être partagé. Sans jolies photos ni belle plume pour rapporter mon expérience par écrit, je découvrais l’existence d’un tourisme dit d’aventure à pied, à cheval ou en 4×4.

Mon CV avait suffi pour être rapidement embauché comme guide à Nouvelles Frontières.

Très vite je proposais mes propres itinéraires et en quelques mois je lançais l’agence Fleuves du Monde et embarquais mes premiers clients dans ma pirogue sur l’Oubangui à la rencontre de Pygmées Akas, sur un Budgerow au fil du Gange, en Felouque sur le Nil ou en Sampan sur l’Irrawaddy en Birmanie.

Attaché à développer cette idée de voyager au fil de l’eau, j’entraînais mes partenaires à redonner vie à la batellerie locale, reconstruisant avec eux des embarcations qui charmaient les voyageurs.

A Fleuves du Monde est venu s’adjoindre la Compagnie Fluviale du Mékong au Cambodge, puis Terre Voyages avec ses marques investies sur différents pays, dont la Mongolie où j’ai tenté d’attirer des golfeurs en passant la tondeuse dans les steppes sous l’œil ahuri des nomades.

Enchanté par ce métier qui nourrissait ma passion pour défricher de nouveaux territoires et concevoir leur approche en s’enrichissant des coutumes de leur peuple ; j’ai fini au bout de 25 ans par ressentir un profond malaise vis-à-vis d’une profession plus souvent nuisible que profitable à l’indigène que nous sommes tous dans notre pays et région.

J’étais devenu « tourismophobe », un comble pour un agent de voyage ! Quittant mes fonctions et cédant mes actifs, je me retrouvais alors face à deux solutions : un divan ou une nouvelle entreprise …. je choisi la seconde et c’est ainsi que naquit DirecTravel.