Thaïna de Guadeloupe Explor

Les Caraïbes avec Taïna de l’agence Guadeloupe Explor

Taïna, de l’agence Guadeloupe Explor, a grandi en Picardie, mais c’est en Guadeloupe qu’elle a décidé de faire sa vie. Elle nous raconte pourquoi elle a choisi de développer une activité touristique sur cet archipel et de ce qui la motive à participer au salon virtuel DirecTravel.

Pouvez-vous vous présenter ?

Byenbonjou (Bonjour). Je m’appelle Taïna Tharsis, je suis métisse, originaire de deux régions de France : la Guadeloupe et la Picardie. Je suis guide touristique depuis 5 ans en Guadeloupe.

J’ai une double formation scientifique et commerciale qui m’emmena au début dans le marketing et la vente dans l’industrie pharmaceutique, puis dans l’entrepreneuriat avec Guadeloupe Explor.

Thaïna de Gueloupe Explor

Taïna de Guadeloupe Explor

Quelle est votre histoire avec la Guadeloupe ?

La Guadeloupe berce ma vie depuis la naissance, mon père originaire de Trois-Rivieres m’a fait découvrir son archipel et sa culture depuis le plus jeune âge !

J’avais 2 ans la première fois que j’ai mis les pieds sur l’île, puis un rituel de congés bonifiés s’est mis en place à une cadence d’environ tous les 3 ans pour revenir sur les terres paternelles !

panorama guadeloupe

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Et bien l’idée de partager les richesses des îles de Guadeloupe ! Originaire j’en parle souvent, et ce qui m’a poussé c’est de passer au delà de l’image carte postale de nos plages et de nos forêts tropicales pour proposer des découvertes plus profondes de la Guadeloupe et des Guadeloupéens : notre culture, nos traditions, notre patrimoine et notre histoire.

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Oui car j’y crois fortement. Depuis le départ, je développe mon activité avec une approche réelle de valorisation du patrimoine Guadeloupéen, tout en le préservant grâce à l’émergence de synergies locales florissantes d’un point de vue social mais aussi économique. La Guadeloupe est, en ce sens, une destination touristique riche.

tortue marine

baignade en rivière en guadeloupe

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Etant seule à gérer Guadeloupe Explor, il m’a été impossible, malgré l’envie, de participer au salon DirecTravel les années précédentes. Dès l’annonce du salon virtuel, j’ai tout de suite saisi l’opportunité afin de rencontrer les voyageurs de ce salon qui sont à la recherche d’authenticité et du sur mesure. Cela correspond tout à fait à l’orientation de Guadeloupe Explor.

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (vidéo, images, conférences ….)

Je pense partager des videos de la Guadeloupe en général, des montages videos des excursions de Guadeloupe Explor et d’autres aventures.

Mais aussi je souhaite présenter des expériences Made In Guadeloupe autour du cacao, du coco, du miel, de la calebasse, de la musique, de la gastronomie, de la canne à sucre, de la banane, de la nature et du bien-être….

Quels sont les atouts de la Guadeloupe pour un voyageur ?

Une destination dépaysante et riche en découvertes. Il y en a pour tous les goûts : de la forêt tropicale à la mer en passant par l’histoire, la culture et les traditions. Des expériences inoubliables avec les locaux. De la voile, au survol en ULM à la randonnée sans oublier les fonds marins. Vous serez conquis par tant de richesse !

cascade - guadeloupe

Ilet Gosier - Guadeloupe

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir la Guadeloupe ?

Des conseils sur les choix d’hébergement, des découvertes, de stratégies en fonction des activités souhaitées, les distances et la circulation ! La Guadeloupe c’est un archipel de 5 îles à parcourir !

Optimisation, originalités et expériences assurées !

Y-a t-il une saison plus propice à sa découverte ?

La Guadeloupe est accessible toute l’année, avec des avantages et des inconvénients de chaque saison ! Globalement il fait beau et une trentaine de degrés sur l’année, mais le taux d’humidité va varier. Selon ce que vous recherchez, et selon l’affluence touristique, on vous conseillera une saison plutôt qu’une autre !

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

Humm ! C’est difficile de répondre car en fonction des goûts et des couleurs de chacun j’ai une réponse différente !

Un événement : je dirai le Carnaval, ou le festival de Jazz de Marie-Galante  : un moment top !

Un lieu : une baignade/plongée à Vieux-Fort ou à Port-Louis, ou en rivière au cœur de la forêt !

Vieux-Fort au coucher du soleil

Bouddha allongé de Polonnaruwa - Sri Lanka

Le Sri Lanka vu par Emmanuel de l’agence Olalalanka

Par passion pour le Sri Lanka et sa population si souriante, et parce qu’ils avaient envie de changer de mode de vie, Emmanuel et Armelle ont créé Olalalanka.

Habitant maintenant le Sri Lanka et travaillant avec une équipe locale, ils souhaitent partager avec les voyageurs leurs connaissances géographique et culturelle de cette magnifique île et les valeurs d’un tourisme plus durable.

Ils peuvent pousser loin, leur désir de respecter notre planète et vous feront sourire avec leur cadeau de bienvenue, la fameuse  pochette fabriquée à base de caca d’éléphant 🙂 !

Pouvez-vous présenter l’équipe d’Olalalanka?

L’équipe d’Olalalanka est un trio : moi, Emmanuel, fondateur et directeur de Olalalanka avec mon épouse Armelle et notre associé Sri Lankais Chintaka. Nous vivons au Sri Lanka depuis maintenant 5 ans.

À l’approche de la cinquantaine, après avoir travaillé 25 ans dans le médical 12 heures par jours dans le Sud-Ouest de la France, nous avons pris la décision de changer radicalement de mode de vie et de pays pour nous rapprocher de la nature, pour être moins stressés, et pour essayer d’aider une population pour laquelle nous avons beaucoup d’affection.

Emmanuel Olalalanka

Emmanuel – fondateur d’Olalalanka

Quelle est votre histoire avec le Sri Lanka ?

Il y a 17 ans, j’avais organisé un séjour de plongée aux Maldives pour des amis et nous même, avec une extension au Sri Lanka de quelques jours. Ce fût un coup de cœur énorme, dès notre arrivée, une pluie de sourires malgré la guerre civile.

Après une heure de route, nous avons crevé au milieu de la jungle juste devant une petite échoppe de fruits et légumes, l’occasion pour nous de découvrir le vrai goût des fruits, un souvenir inoubliable. Les jours suivants nous ont permis de découvrir une partie des beautés de ce pays. Ce qui nous a le plus marqué, c’est la population souriante, qui n’a rien mais qui donne tout. À ce moment, nous nous sommes dit qu’il faudrait revenir.

Kandy - Sri Lanka

Statue blanche de Bouddha dans le temple de Bahirawakanda à Kandy

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Nous ne le voyons pas comme une entreprise touristique, mais comme une « production cinématographique » : vous êtes les acteurs, on vous conseille, vous choisissez le scénario et les décors, et nous sommes les metteurs en scène pour que le film de vos vacances soit un chef d’œuvre !

J’avais déjà organisé beaucoup de séjours « à la carte » pour nous même, pour les amis et la famille, dans de nombreux pays (Italie, Portugal, Angleterre, Maldives, Etats Unis, Canada, Egypte, Turquie, …). Je me suis très vite rendu compte que pour le Sri Lanka c’était bien plus compliqué de l’organiser par ses propres moyens car la façon de penser est complètement différente, il y a toujours des incompréhensions … Par exemple, si vous voulez de l’eau chaude, on vous dira « ok », mais au final vous aurez de l’eau à température ambiante, elle n’est pas froide, c’est donc qu’elle est chaude… Il est impossible de planifier à l’avance, tout se fait toujours au dernier moment … ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.

Arankele

Arankele

C’est ce qui nous a poussé à lancer Olalalanka, pour vous aider à passer un séjour réussi, pour vous faire découvrir, grâce à notre expérience, la beauté de cette île en évitant le tourisme de masse, pour vous proposer un vrai séjour « à la carte » car c’est vous qui choisissez ce que vous voulez voir ou faire, pour vous faire découvrir la population locale et pour aider cette population en la faisant travailler, et aussi pour vous dire « non » quand vous voulez faire une activité qui n’est pas « éthique ».

Avec qui travaillez-vous ?

Avec de nombreux chauffeurs et guides indépendants que nous rémunérons au-dessus de la moyenne, en contrepartie ils ne vous amèneront pas dans les nombreux « pièges à touristes »

Avec la population locale pour de nombreuses activités et logements, ils ne savent pas toujours gérer leur business, nous les aidons en leur fournissant un support logistique, des conseils, une aide pour la facturation, pour la gestion de leur agenda …

Et bien sûr notre équipe sri lankaise : Naduni, Nimesha, Akila, Rose, Chintaka qui sont comme notre famille.

Une partie de l'équipe de G a D Akila Naduni Nimesha Armelle

Une partie de l’équipe d’Olalalanka : Akila, Naduni, Nimesha, Armelle

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Le satané virus nous a donné du temps pour réfléchir et modifier notre façon de travailler, pour mettre plus en avant le tourisme durable. C’est très difficile à mettre en place au Sri Lanka ! Pour le tri des déchets, nous avons réussi à organiser un ramassage au niveau de notre quartier, mais au niveau national il y a encore beaucoup de travail.

Pour limiter l’utilisation de plastiques, nous vous fournissons des gobelets en inox pour limiter le nombre de petites bouteilles, nous vous fournissons un sac en tissu pour les fruits et snacks et ainsi éviter les sacs plastiques.

Pour économiser l’énergie, nous optimisons votre itinéraire pour limiter le nombre de kilomètres et nous vous proposons de rester plus longtemps au même endroit pour profiter au maximum de la vie locale.

Atelier poterie Negombo - Sri Lanka

Atelier poterie Negombo

Nous vous proposons de plus en plus d’activités et de logements « chez l’habitant », pour faire travailler les acteurs locaux, qu’ils soient bien rémunérés et pour que vous ayez une meilleure vision de leur mode de vie et de la culture sri lankaise.

Naturellement, nous intégrons ces pratiques tout en respectant vos choix de visites.

Et bien sûr, à votre arrivée, vous aurez quelques cadeaux 100% naturels, faits main, et votre itinéraire vous attendra dans une pochette surprenante car elle est fabriquée en papier à base de caca d’éléphant !

En ce moment, nous sommes en pleine réflexion sur la compensation carbone de votre séjour.

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Tout simplement de nous faire connaitre. Pour avoir des tarifs attractifs, nous ne faisons pas de publicité.

Ce salon, c’est donc pour nous l’occasion d’échanger avec des personnes intéressées par le Sri Lanka.

Aberdeen waterfall

Cascade d’Aberdeen

Que pourriez-vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (Vidéo, images, conférences …)

Notre but est de vous faire rêver, pas de tout vous dévoiler, nous proposerons quelques photos, vidéos, quelques témoignages, mais il faut garder une part de surprise et de découverte pour garder l’envie de découvrir ce magnifique pays.

Quels sont les atouts du Sri Lanka pour un voyageur ?

Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets, pour tous les âges, en couple, en famille, entre amis, en lune de miel, en mode « aventurier » ou « accompagné », séminaires, mariages, immersion avec la population locale, volontariat, visite éclair ou slow tourisme, faune, flore, ornithologie, animaux en liberté, plages, montagne, cascades, plantations de thé, rizières, repos, sports, visites culturelles et cultures différentes, visites spirituelles (avez-vous déjà pensé à dormir dans un temple Bouddhiste et participer aux cérémonies ?), yoga, méditation, découverte de l’Ayurvéda, artisanats, cuisine, pierres précieuses, festivals, logement chez l’habitant ou en 5 étoiles …

Il est impossible de tout lister, les atouts sont tellement nombreux sur une si petite île !

éléphant dans Parc national d'Uda Walawe

Parc national d’Uda Walawe

Bouddha allongé de Polonnaruwa - Sri Lanka

Bouddha allongé de Polonnaruwa

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir le Sri Lanka ?

Il y aurait tellement de conseils à donner que c’est souvent au « cas par cas », le conseil que je pourrais donner est d’écouter nos conseils ! Nous avons une très bonne connaissance du pays car nous vivons sur place depuis longtemps, on trouve tout et n’importe quoi sur internet et les réseaux sociaux. Pour partager notre expérience du pays, nous avons créé un groupe Facebook dédié aux conseils, ouvert à tout le monde, sans engagement, nous répondons à toutes les questions rapidement.

Bien sûr, passer par une agence qui vous préparera votre itinéraire pour limiter le nombre d’heures sur la route, qui réservera vos hôtels (tellement de problèmes liés aux réservations), qui vous évitera les pièges à touristes, qui vous conseillera, sera un gage de réussite de votre séjour.

Y-a-t-il une saison plus propice à sa découverte ?

La mousson « tourne » autour de l’île, à n’importe quelle période de l’année il y aura toujours une partie du Sri Lanka à visiter. Tout dépend de ce que vous voulez faire ou visiter. Il ne fait jamais froid (parfois un peu en haute montagne), en moyenne 25°.

Quand il pleut, l’eau est chaude et l’averse dure rarement plus de 15 minutes. Pour simplifier, en octobre et novembre, il vaut mieux éviter le quart sud-ouest, et en décembre, il faut éviter la côte Est et le Nord. La meilleure période est janvier/février/mars.

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

Question facile, choix difficile, il y a tellement d’endroits et événements à ne pas manquer…

Pour mon épouse, une arrivée en train suivie d’une balade au milieu des plantations de thé, à la découverte de petits villages, de la population, des cueilleuses de thé et des cascades.

Pour ma part, j’ai été subjugué par le rocher du Lion à Sigiriya et son histoire, quand on atteint le sommet du rocher, au milieu des ruines du palais du roi Kashyapa, on domine la jungle à 360° avec un effet de puissance inexplicable.

Feuilles de thé - Sri Lanka

Feuilles de thé

 

trekking sur les hauts plateaux du Ngorongoro

Tanzanie : rencontre avec Fred de l’agence Soaring Flamingo

La vie est faite de rencontres, et ce n’est pas Fred, interviewée ci-dessous, qui vous dira le contraire. Elle nous raconte comment elle a intégré l’agence Soaring Flamingo, basée dans le nord de la Tanzanie, et pourquoi elle aime tant ce pays.

Pouvez-vous présenter le/les créateur(s) de Soaring Flamingo ?

Les deux fondateurs de Soaring Flamingo sont Rolf, un Suisse tombé amoureux de la Tanzanie, et Olee, un guide Massaï que Rolf a rencontré lors de son premier voyage là-bas.

Quelle est l’histoire de la création de l’agence ?

Rolf a fait preuve d’une générosité rare : il venait de recevoir un héritage familial et a investi dans cinq véhicules afin d’obtenir une licence touristique pour Soaring Flamingo, créée en 2007. Il a laissé les clés à Olee en lui faisant confiance pour développer l’agence. Son idée était de transférer un maximum de compétences (en gestion, marketing, etc.) à une équipe locale en effectuant des séjours réguliers en Tanzanie, mais sans s’installer là-bas de manière définitive.

À mon tour (Fred), j’ai rencontré Olee lors de mon premier voyage en Tanzanie en 2006. Instinctivement j’ai su que cette rencontre allait changer ma vie, et c’est effectivement ce qui s’est passé : lorsque j’ai repris mes études en 2009 pour faire un Master en Cultures, Tourismes et Communication au Celsa, Olee m’a proposé de rencontrer Rolf en vue d’aider Soaring Flamingo à se faire connaître auprès de la clientèle française.

première rencontre avec Olee à Olduvai

Première rencontre avec Olee à Olduvai

J’ai été totalement conquise par la démarche de Rolf car pour moi, créer une société dans un pays en développement et en confier pleinement la gestion et le développement à des locaux s’inscrit parfaitement dans le concept de développement durable.

Quels sont les rôles de chacun dans l’agence ?

Olee a quitté Soaring Flamingo depuis quelques années, mais c’est son ami proche Julius qui a repris la direction générale de l’agence. À ses côtés travaillent deux femmes pour les fonctions administratives (préparation des programmes des clients, comptabilité et marketing/communication) et quatre chauffeurs-guides.

Fred et Julius en septembre 2019

Fred et Julius en septembre 2019

L’agence dispose de relais commerciaux aux États-Unis, en Asie (Rolf est installé à Singapour) et en France (où est je suis basée), qui jouent le rôle d’apporteurs d’affaires.

Quelles sont les raisons de votre attachement à cette partie du monde ?

Là je vais parler en mon nom … Il y a d’abord ce coup de foudre ressenti lors de mon premier voyage là-bas : les paysages de commencement du monde où les animaux circulent librement, la diversité de la faune qui fait de la Tanzanie un paradis pour qui aime passer des heures derrière ses jumelles, la gentillesse des Tanzaniens qui vous accueillent toujours avec leur sourire et leur spontanéité. Et puis cette rencontre avec Olee, évidemment.

Aujourd’hui tous les Tanzaniens que je connais sont devenus ma famille de cœur, et ils ne manquent jamais de me rappeler qu’en Tanzanie j’ai  » une maison loin de ma maison « … J’apprécie beaucoup par ailleurs que ce pays soit resté à l’écart du tourisme de masse, et que ses autorités défendent farouchement ses parcs nationaux et répriment sévèrement le braconnage.

C’est le seul endroit sur terre où je puisse vraiment me ressourcer et où je me sens en paix et en sécurité, finalement !

Fred dans "sa" famille tanzanienne

Fred dans sa famille tanzanienne 🙂

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Oui bien sûr, car la pratique d’un tourisme durable est dans l’ADN de Soaring Flamingo depuis sa fondation.

Tout d’abord, au niveau de l’offre des circuits proposés. En dehors des journées classiques de safari en 4×4 dans les parcs nationaux — les visiteurs viennent avant tout pour cela, soyons réalistes —, nous proposons à nos clients de diversifier leur périple tanzanien et de ne pas rester enfermés des journées entières dans les véhicules.

Les possibilités de trekking à la journée sont nombreuses, à l’instar des randonnées (faciles) sur les hauts plateaux du Ngorongoro qui permettent de se dégourdir les pattes en allant à la rencontre des Massaïs qui font paître leurs troupeaux. Les visites de villages et la rencontre avec des tribus locales comme les Hadzabe, les Datoga, les Sonjo ou encore les Sukuma laissent également de magnifiques souvenirs « humains ».

trekking sur les hauts plateaux du Ngorongoro

Trekking sur les hauts plateaux du Ngorongoro

Ensuite, il y a la manière d’opérer ces circuits : tous les guides et chauffeurs-guides avec lesquels nous travaillons, qu’il s’agisse de safaris, de trekkings ou d’activités écotouristiques, sont hyper respectueux de l’environnement. Combien de fois les ai-je vus gronder — gentiment mais avec pédagogie — des clients qui veulent nourrir les animaux à proximité des hébergements ou qui jettent un papier par la fenêtre du 4×4 !

Enfin, dans la gestion stratégique de l’agence : l’agence s’efforce au maximum de coopérer avec la communauté locale pour fournir ses services (guides, etc.) et s’approvisionne en priorité auprès des fournisseurs locaux.

Par ailleurs, depuis sa création Soaring Flamingo recrute localement ses salariés et développe leurs compétences de manière à les rendre les plus autonomes possibles. Aujourd’hui, tous les salariés sont actionnaires de Soaring Flamingo et, à ce titre, sont pleinement engagés dans l’entreprise.

Je crois que sur les trois piliers environnementaux, sociaux et sociétaux du développement durable, on remplit plutôt donc bien les objectifs !

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Bien que sa création remonte à 2007, Soaring Flamingo est restée peu visible sur le marché français, faute d’investissements en actions de marketing/communication. Nous devions pour la première fois participer au salon DirecTravel de mars dernier pour gagner en visibilité et rencontrer d’une part des professionnels du tourisme français avec qui nous pourrions nouer des partenariats, et d’autre part des voyageurs sensibles au type de prestations que nous proposons, c’est-à-dire en petits groupes, respectueuses de l’environnement et des cultures et modes de vie locaux.

Notre présence sur un stand virtuel sera un « galop d’essai » avant notre participation physique au salon DirecTravel de mars 2021, il nous permettra de roder notre discours, de mieux cerner les attentes des voyageurs intéressés par la Tanzanie et pourquoi pas de faire évoluer nos propositions de circuits. L’opportunité de toucher une clientèle francophone au sens large (je pense notamment à une partie des Suisses, généralement intéressés par les possibilités de trekking en Tanzanie), mais aussi à nos amis québécois ou encore aux Français qui ne sont pas installés en région parisienne, nous semble également très motivante.

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (vidéo, images, conférences….)

J’envisage de proposer une conférence afin de mieux faire connaître ce merveilleux pays et contredire quelques idées reçues : non, il ne fait pas trop chaud l’été en Tanzanie du nord car on est dans l’hémisphère sud ; non, le Kilimanjaro n’est pas situé au Kenya, etc.

Je vais tenter de préparer une petite vidéo car j’ai des heures de films tournés dans les parcs nationaux et dans les villages ces dernières années mais je n’ai jamais pris le temps de les exploiter… En tout cas, j’aurai beaucoup d’images à proposer ainsi qu’une petite brochure téléchargeable pour présenter notre agence.

Trekking dans le parc national d’Arusha

Trekking dans le parc national d’Arusha

Quels sont les atouts de la Tanzanie pour un voyageur ?

Paradis des amoureux de la nature, la Tanzanie protège plus de 25 % de son territoire grâce à un système très développé de parcs nationaux/réserves naturelles et abrite certaines attractions touristiques les plus célèbres d’Afrique : tout d’abord le Mont Kilimandjaro, dont l’ascension constitue un souvenir impérissable, mais aussi les vastes plaines légendaires du Serengeti et le fameux Cratère du Ngorongoro.

Le safari est évidemment une excellente façon de découvrir la nature généreuse de la Tanzanie. Dans tous les parcs nationaux de Tanzanie, vous pouvez observer un nombre et une variété incroyables d’animaux sauvages parmi lesquels les « big five » : lions, léopards, éléphants, buffles et rhinocéros. En outre, plus de 1 000 espèces d’oiseaux sont répertoriées sur le territoire.

Trekking « flamants roses » près du Lac Natron

trekking « flamants roses » près du Lac Natron

arrêt devant un groupe de lionnes dans le Serengeti

Arrêt devant un groupe de lionnes dans le Serengeti

Autre manière d’explorer la Tanzanie dont nous faisons la promotion chez Soaring Flamingo : le trekking. Les vastes paysages tanzaniens offrent des panoramas à couper le souffle à mesure que vous traversez la nature vierge et sauvage et que vous ouvrez tous vos sens à la nature exotique de l’Afrique. Vous pouvez randonner à travers les Hauts plateaux du Ngorongoro pour connaître la savane africaine authentique et le mode de vie des Massaïs, gravir le Mont Kilimandjaro pour les plus aguerris, ou simplement faire un court trekking pour descendre sur les rives enchanteresses du lac du Cratère Empakaai.

trekking dans le cratère Empakaai

Trekking dans le cratère Empakaai

Trekking dans le cratère EmpakaaiAu-delà de ces splendeurs naturelles mondialement connues, la Tanzanie propose également de découvrir la culture de son peuple, aussi bien dans son mode de vie traditionnel que dans son environnement moderne. Parlons plutôt des peuples tanzaniens puisqu’ils appartiennent à environ 130 tribus différentes, la plus connue étant probablement celle des Massaïs. Soaring Flamingo vous permet de partir à la rencontre de plusieurs d’entre elles, dont certaines — comme les Sonjo ou Batemi — sont très peu présentes dans les programmes touristiques habituels.

rencontre avec la tribu des Datoga

Rencontre avec la tribu des Datoga

Enfin, la Tanzanie permet également de profiter de magnifiques plages de sable et de récifs coralliens, notamment sur l’île de Zanzibar dont la capitale Stone Town, classée au patrimoine de l’Unesco, est selon moi une étape incontournable….

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir ce pays ?

D’organiser leur safari ou leur trekking en faisant confiance à une agence locale comme Soaring Flamingo et de ne pas chercher ni à louer un 4×4 pour aller dans les parcs nationaux tous seuls, ni de choisir un guide au hasard qui va leur promettre d’arriver au sommet du Kilimanjaro. Ces activités sont trop dangereuses pour s’organiser à la dernière minute ou par ses propres moyens, sans s’assurer la présence d’un guide expérimenté qui saura gérer les éventuels problèmes.

l’équipe tanzanienne presque au complet devant un de nos 4x4

L’équipe tanzanienne presque au complet devant un de nos 4×4

En outre, partager des journées de safari avec le même guide-chauffeur est toujours le gage d’un périple réussi : non seulement le guide sait où trouver les animaux ou comment maximiser les chances de voir les plus recherchés (je pense aux félins…) mais en plus il donne toujours plein d’informations sur d’autres sujets : la végétation, l’histoire, les gens… La même remarque s’applique d’ailleurs aux guides de trekking.

Pour les hébergements, je leur conseille de privilégier le camping afin d’être au plus près de la nature. Le bivouac dans les campings « publics » suppose d’accepter un confort sommaire, mais les campings proposant des tentes privées avec sanitaires à l’intérieur, au milieu de la brousse, sont plébiscités par nos clients qui gardent en général un souvenir impérissable de cette ambiance !

Enfin, pour optimiser le budget d’un voyage en Tanzanie, pays cher parce qu’il est resté préservé, je conseille aux voyageurs de former de petits groupes — 4 ou 6 personnes — afin de mutualiser les frais liés à un seul véhicule.

 observation des éléphants dans le parc national de Tarangire

Observation des éléphants dans le parc national de Tarangire

Y a-t-il une saison plus propice à sa découverte ?

La Tanzanie peut être visitée toute l’année mais cependant, l’expérience du voyageur peut varier selon les saisons.

Au nord de la Tanzanie, il y a deux saisons des pluies. La saison des fortes pluies dure de la mi-mars à la mi-mai. La nature renaît et offre des paysages magnifiques, mais en contrepartie les petites routes et les sentiers de trekking peuvent être moins praticables. En revanche, la « petite saison » des pluies qui se produit dans le nord de la Tanzanie en novembre et début décembre ne pose aucun problème particulier. Le reste de l’année est considéré comme la saison sèche, pendant laquelle les animaux se concentrent autour des points d’eau résiduels.

Le fait que la majeure partie de la Tanzanie se situe en altitude, à plus de 1 000 m, permet toutefois de rafraîchir considérablement les températures et de les rendre agréables toute l’année. Si vous faites l’ascension du Mont Kilimandjaro ou du Mont Meru, vous risquez même d’affronter des températures en dessous de zéro.

Quant à la zone côtière, elle est chaude et humide toute l’année.

Chez Soaring Flamingo, nous ajustons les itinéraires de nos safaris en fonction de ces cycles afin de vous emmener sur les meilleurs sites pour observer la faune en toute saison.

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

L’un des spectacles les plus extraordinaires est incontestablement la grande migration dans le Parc national du Serengeti : des millions de gnous et de zèbres en hordes géantes, qui suivent le cycle des pluies et des herbages.

En février, les gnous sont basés dans les plaines de la partie sud-est du parc, broutant et donnant naissance à environ 500 000 veaux en l’espace de 2 à 3 semaines. À la fin des pluies en mai, les animaux commencent à se déplacer vers le nord-ouest dans les zones autour de la rivière Grumeti, où ils restent généralement jusqu’à fin juin. Les traversées des rivières Grumeti et Mara à partir de juillet sont une attraction populaire car les crocodiles sont à l’affût…et les touristes aussi, caméra à la main ! Les troupeaux arrivent au Kenya vers août, où ils demeurent pour le reste de la saison sèche. Début novembre, avec le début des courtes pluies, la migration recommence à se déplacer vers la Tanzanie et le sud-est du Serengeti, arrivant généralement en décembre à temps pour le vêlage en février.

Chez Soaring Flamingo, les chauffeurs-guides savent toujours où stationnent les grands troupeaux et peuvent aménager les circuits de manière à vous faire vivre cette expérience inoubliable !

cavalier mongol avec un rapace

Découvrez la Mongolie avec Discover Mongolia Development

Fidèle du salon DirecTravel, DMD Mongolie s’est inscrite cette année à notre salon virtuel. Nous sommes allés les interviewer pour en savoir plus sur leur agence et sur leurs attentes vis à vis du salon digital.

Pouvez-vous présenter le/les créateur(s) de DMD Mongolie ?

DMD-Mongolie est une agence de voyages créée par un jeune couple. L’agence de voyage a été créée par Monsieur Demedbal Zandraa, en parallèle de ses études en master tourisme en France. Son épouse Soyolmaa Jigjidsuren s’est investie également dès le début de cette aventure avec son mari, dans le but de préserver et faire découvrir l’héritage culturel et historique de la Mongolie, la mode de vie nomade et les terres immenses confiées par les guerriers mongols.

Apres la disparition très précoce de son cher mari, Madame Soyolmaa Jigjidsuren a choisi de continuer tout ce qu’ils avaient commencé ensemble, et de gérer l’équipe de DMD-Mongolie, une grande famille de 150 personnes.

Mme Soyolmaa JIGJIDSUREN directrice DMD-Mongolie

Soyolmaa Jigjidsuren

Equipe DMD Mongolie

L’équipe de DMD Mongolie

Quelle est l’histoire de la création de l’agence ?

Peu de temps après le changement du régime communiste, la Mongolie s’était à peine ouvert vers le tiers monde. Ayant alors à ce moment là une profession médicale, Demedbal avait eu l’occasion de travailler avec les professionnels français dans un cadre du projet de santé.

Lors de sa mission dans les steppes il a eu le plaisir de faire découvrir le mode de vie nomade à ses confrères français. A la fin du projet, il a décidé d’apprendre le français tout d’abord, pour ensuite s’investir dans un projet de développement touristique, secteur relativement jeune en Mongolie. C’est ainsi que DMD-Mongolie a été créée en 1998. Quatre ans plus tard, alors qu’il était étudiant en master tourisme à Clermont-Ferrand, Demedbal a développé DMD-Mongolie de manière à ce que l’agence soit plus professionnelle et plus investie sur le marché francophone.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres agences proposant la destination ?

En tout premier lieu, DMD-Mongolie est une agence de voyages 100% locale. Ayant 22 ans d’expérience, nous avons formé une équipe professionnelle. Nous avons créé des réseaux professionnels et relationnels dans tout le pays. Nous proposons l’authenticité, l’hospitalité des autochtones qui vivent en belle harmonie avec la nature.

chameau et famille mongole - Mongolie

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Nous nous sommes engager à développer notre activité tout en préservant l’environnement, et en protégeant le patrimoine culturel et historique.

Dès le début de notre parcours, l’objectif de notre équipe est de développer le tourisme équitable et de nous impliquer a la préservation de la mode de vie nomade en parallèle du la modernisation.

Etant la première agence à avoir créé le réseau des yourtes d’hôtes dans plusieurs régions du pays, nous soutenons économiquement les éleveurs nomades en contrepartie des prestations authentiques avec les locaux.

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Même si l’on n’a aucune expérience avec ce genre de participation à un salon, nous sommes très encouragés et motivés par l’opportunité que l’équipe du DirecTravel nous accorde.

Nous attendons alors plus de connexions concrètes avec les voyageurs et les ventes directes.

Qui seront le/les interlocuteur(s) des visiteurs du salon ?

Sur le salon virtuel DMD-Mongolie sera représentée par Mme. Tungalag Ganbat et Mr. Bayanbat Chinges auprès des visiteurs.

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ?

Nous allons profiter de tous les moyens de promotion proposés par le salon /selon l’option du tarif qu’on a choisi, bien évidemment : une vidéo, les images … Nous sommes également intéressés par une conférence.

Quels sont les atouts de la Mongolie pour un voyageur ?

Les atouts de la Mongolie peuvent être résumés par explorer l’immensité des steppes, vivre sous la yourte et monter à cheval … Dès votre atterrissage sur le sol Mongol, vous respirerez son air pur, qui court à travers un immense territoire de steppes, de déserts et de montagnes.

Dans ce pays ensoleillé, vous connaîtrez « une liberté à perte de vue » sous l’éternel ciel bleu. Vous vous ressourcerez et jouirez de la sérénité des steppes ».

cavalier mongol avec un rapace

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir ce pays?

A part les conseils habituels, nous pourrions «prévenir » du fait que les voyageurs pourront faire partie de la famille.

Etant en immersion, les voyageurs auront alors la possibilité d’aider à conduire les troupeaux, traire les vaches, ramasser les bouses séchées pour faire le feu et préparer le repas … Une occasion qui ne se reproduit pas souvent dans une vie…

Y-a t-il une saison plus propice à sa découverte ?

Malgré la courte saisonnalité en Mongolie /mi-mai – fin septembre/ nous essayons de rallonger la période touristique en nous organisant pour pouvoir recevoir les touristes en hiver.

J’aimerais dire que, contrairement à ce qu’on croit, l’hiver en Mongolie, surtout le mois de février, c’est la période magique et authentique. Fêter Tsagaan sar, le nouvel an lunaire chez les nomades est un moment inoubliable !

cheval mongol

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

Si l’on propose un seul site ce serait certainement le Désert de Gobi. La Mongolie a une densité de population de 1,94 hab. / km², soit la plus faible du monde. Et le Désert de Gobi représente un dixième du territoire total, ce qui donne l’impression d’être complètement seul, entouré seulement des chameaux, les maîtres du Gobi.

voiture de cuba

Découvrir Cuba avec Yeny de l’agence Route Cuba

Yeny est cubaine, et partage son temps entre Cuba et la France. Elle se propose de faire découvrir sa belle île de Cuba aux voyageurs français à travers les particularités du système politique et économique cubains,  l’esprit débrouillard et inventif de la population locale,  le quotidien typique des familles cubaines, et les coins cachés de chaque région du pays, tout aussi magiques (et réels) que ceux des cartes postales.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Yeny, je suis cubaine et je suis fondatrice de l’agence Route Cuba.
Suite à ma licence en Tourisme, à l’Université de La Havane, j’ai eu la chance de travailler, pendant 3 ans, dans l’agence de voyages réceptive la plus ancienne de Cuba, où j’ai pu connaître les particularités du métier, allant de la création de nouveaux produits touristiques en collaboration avec les prestataires locaux, passant par la commercialisation et la vente auprès de AGV et des TO étrangers, la coordination des prestations à fournir, jusqu’à l’assistance des touristes sur place et la gestion des réclamations.
Yeny, fondatrice de l'agence Route Cuba
Cela a été sans doute une expérience très complète, qui m’a permis de connaître en détails l’ensemble de services d’un réceptif local. Cependant, ce que j’apprécie le plus de mon expérience chez ce réceptif local, c’est que j’ai pu (re)découvrir mon pays, cette fois-ci sous un autre angle : celui d’un professionnel du tourisme qui propose son pays comme destination de vacances aux voyageurs du monde entier.

 

En 2013, j’ai eu l’occasion de déménager en France, pour de raisons indépendantes de ma profession, mais j’ai toujours souhaité continuer dans le domaine du tourisme, sans trop m’éloigner de mon pays natal. Alors, j’ai décidé de continuer mes études, comme moyen d’entrée dans le secteur touristique en France. J’ai donc fait un Master de deux ans en Tourisme et Hôtellerie, spécialisé sur le Management des Industries Touristiques, à l’ISTHIA de Toulouse, que j’ai terminé en 2015.

 

Suite à mon diplôme de Master, j’ai eu la chance d’être toute de suite recrutée dans une agence de voyages parisienne, spécialiste des Caraïbes et, évidemment, ma fonction était de développer les ventes sur Cuba. C’était LE poste idéal pour moi à ce moment-là, puisque non seulement il me permettait d’intégrer le secteur touristique français mais aussi de me rapprocher de mon pays natal, en faisant découvrir ma belle île de Cuba aux voyageurs français. De plus, j’ai pu gagner en expérience professionnelle, maintenant du point de vue d’une agence de voyages émettrice, ce qui m’a été très utile pour la suite de ma carrière professionnelle.

 

Une fois diplômée et naturalisée en France, j’ai finalement pu mettre en place mon propre projet professionnel : créer une équipe de travail permettant aux voyageurs, francophones dans un premier temps, de découvrir Cuba avec de Cubains. C’est ainsi, en 2018, que j’ai créé Route Cuba, dans le but de partager mes connaissances et mon expertise avec tous ceux qui, comme moi, aimeraient découvrir mon île d’une manière authentique, en contact direct avec les locaux et hors des sentiers battus.

 

Route Cuba, est donc exactement cela : une petite équipe de Cubains, passionnés et connaisseurs de notre pays, spécialisée sur les voyages personnalisées et en petits groupes, permettant aux voyageurs de vivre une véritable expérience, riche en authenticité, lors de leur voyage.
Cela fait deux ans maintenant que je me suis lancée dans cette aventure et, malgré la situation difficile actuelle, je ne regrette absolument pas de l’avoir fait et je reste optimiste sur l’avenir !

Quelle est votre histoire avec Cuba ?

Mon histoire avec Cuba se résume assez facilement dans une phrase : je suis cubaine.
Je suis née à Pinar del Río, dans un petit village à proximité de Viñales, dans l’Ouest cubain, région paysanne et connue notamment pour être la terre du meilleur cigare du monde… voilà pour la petite note de fierté . J’y ai vécu jusqu’à mes 13 ans, quand j’ai déménagé à La Havane, la capitale cubaine, où j’ai vécu les 13 années suivantes et fait la plupart de mes études. C’est donc à Cuba que j’ai vécu presque toute ma vie.

Actuellement, j’habite entre la France et Cuba, et je remercie ce beau pays de m’avoir adoptée avec autant d’ouverture et de générosité, mais je reste très attachée à Cuba, qui sera toujours dans mon cœur.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Depuis toujours, le tourisme m’attire… Tout d’abord, par sa capacité de regrouper sur un même espace de personnes d’origines et de cultures tellement distantes qui sont parfois même opposées, tout en créant une belle harmonie ayant comme « prétexte » une même destination. Mais, surtout, par son pouvoir de permettre au voyageur de mieux se connaître lui-même et de mieux connaître l’Autre, à partir des personnes rencontrées et des expériences vécues.

 

Cuba est un pays qui est très connu mais qui, en même temps ne l’ai pas autant…
Tout le monde (ou presque) a entendu parler de Fidel Castro, des relations tendues avec les Etats-Unis, des vieilles voitures américaines, des cigares cubains, de la salsa, du mojito et des plages paradisiaques. En revanche, peu de personnes connaissent les particularités du système politique et économique cubains ; l’impact que la politique des pays étrangers ont dans la vie des Cubains, malgré cette image de pays « fermé » ; l’esprit débrouillard et inventif de la population locale, toujours habituée à trouver (et parfois à créer) une solution pour chacun de ses problèmes ; le quotidien typique d’une famille cubaine, avec ses hauts et ses bas ; la source de la joie de vivre et de notre fierté, malgré les difficultés ; les coins cachés de chaque région du pays, tout aussi magiques (et réels) que ceux des cartes postales.

 

L’Île mérite non seulement le détour mais une véritable découverte. C’est pourquoi, à partir de mon amour pour le tourisme et de ma passion pour Cuba, j’ai décidé de créer cette équipe, Route Cuba, pour permettre aux voyageurs de découvrir Cuba différemment, non pas suivant les patrons « classiques » de la foule, mais « à la cubaine », chacun à son propre rythme et combinant les incontournables avec les insolites et les plus ou moins originaux de la destination, privilégiant toujours les rencontres locales.
En fin des compte, qui mieux que de Cubains passionnés et connaisseurs de leur pays pour le faire découvrir aux voyageurs ?

 

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Nous adhérons aux principes du tourisme responsable, évidemment, car il fait partie de notre philosophie d’équipe. C’est une notion qui est encore en développement à Cuba (et pas du tout aux niveaux européens) mais qui a tout un chemin à parcourir dans le futur proche, et nous sommes confiants de sa réussite.
De notre côté, nous avons décidé de privilégier les voyages individuels et en petit groupe (10 participants maximum), ce qui correspond tout à fait avec notre concept de voyage artisanal et sur-mesure, afin de limiter l’impact environnemental sur les sites visités.
D’ailleurs, cela favorise l’immersion de nos voyageurs dans la vie cubaine de tous les jours, non pas se sentant dans un « zoo » mais faisant vraiment partie de la réalité cubaine de tous les jours.
De plus, notre agence travaille en direct avec les petits prestataires locaux, avec qui nous entretenons de liens forts et durables, pour que ce soit la population locale qui puisse profiter d’un maximum de bénéfices du tourisme que nous promouvons.

 

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Route Cuba est une agence assez nouvelle, avec un concept bien différent de celui des agences de voyages et des TO traditionnels qui proposent Cuba. Notre équipe se développe et se consolide rapidement sur le marché francophone mais le salon DirecTravel est une première pour nous. Alors, cette édition digitale me semble très intéressante et innovante pour un avant-goût du salon physique prochain.
Nos expectatives sont nombreuses… Nous attendons évidemment que beaucoup de voyageurs, engagés avec un voyage responsable et authentique, nous rendent visite dans notre stand virtuel, pour nous faire connaître auprès d’eux. Et nous espérons que ces rencontres seront le premier pas dans la mise en place de nouvelles belles relations, pour un redémarrage de l’activité, en pause forcée depuis plusieurs mois.

 

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? 

Il y a tant de choses qui donneraient envie aux voyageurs de partir à Cuba… !
Pour ce premier salon virtuel, je présenterai :
  • tout d’abord, notre belle destination, mettant en avant tous ses atouts et quelques-unes de ses particularités, à partir des vidéos et de belles images de notre pays;
  • notre équipe, notre philosophie de travail et notre concept de voyage authentique, toujours privilégiant le contact direct avec la population locale, la liberté et l’autonomie de production, et la qualité totale de notre prestation ;
  • certains de nos produits, notamment les nouveautés pour la prochaine saison touristique (à compter du 1er novembre), tant de nos circuits en petits groupes comme de nos expériences en individuel ;
  • enfin, compte tenu de la situation actuelle, cette édition digitale du salon sera aussi l’occasion pour informer nos visiteurs (en espérant qu’ils deviennent rapidement nos voyageurs), de la situation actuelle à Cuba, liée notamment au Covid-19, ainsi qu’aux dispositions mises en pratique par les autorités cubaines, pour assurer avant tout la bonne santé, tant de la population locale comme des voyageurs.

 

Quels sont les atouts de la DESTINATION pour un voyageur ?

Cuba est un pays de contrastes et le dépaysement est assuré. Les conditions politiques et économiques du pays ont fait que beaucoup de villes semblent s’être arrêtées dans le temps, les moyens de production soient assez rustiques et la connexion Internet soit encore assez limitée… ce qui garantira au voyageur une déconnexion presque totale de sa vie quotidienne, pour s’immerger dans la réalité d’un pays très différent du sien.
Ensuite, il y a évidemment sa culture et ses traditions, avec sa musique, ses danses, sa gastronomie typique, ses fêtes ; son histoire, très riche et parfois intrigante ; sa nature, bien préservée, abondante et diverse, avec beaucoup d’espèces végétales et animales endémiques, de parcs naturels, etc.
Cependant, un des plus importants atouts que je citerais, c’est l’accueil, notamment grâce à sa population locale, très ouverte, chaleureuse et gentille, avec sa joie de vivre contagieuse malgré les difficultés… On se sent bien à Cuba ! D’où notre envie de maximiser les rencontres locales pour que le voyageur en puisse s’imprégner lors d’une véritable découverte du pays.

 

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir Cuba ?

Le conseil le plus important que je donnerai aux voyageurs souhaitant partir à Cuba, loin de faire notre propre publicité mais en toute sincérité, serait de choisir un très bon organisateur à qui pouvoir confier l’organisation du voyage et avec qui pouvoir collaborer pour sa conception, et cela malgré le volume non négligeable d’informations qu’on peut trouver sur Internet.
Tout d’abord, parce qu’on trouve un peu de tout sur Internet, donc difficile de faire les bons choix si on ne connaît pas bien la destination ; et ensuite car, comme je disais, Cuba est un pays particulier à part entière, où ce que l’on considère évident ou « par défaut » dans une réalité européenne peut très bien ne pas l’être, même dans cette ère digitale et en plein XXIe siècle.
Une personne expérimentée dans le métier, vraiment connaisseuse de Cuba (bien au-delà des catalogues), en relation étroite et directe avec de prestataires locaux et disponible auprès du voyageur, pourra sans aucun doute, beaucoup mieux lui conseiller sur tous les éléments du voyage (période, durée, type de prestations, étapes, etc.) pour arriver ensemble à faire de son projet un voyage de rêves.

 

Y-a t-il une saison plus propice à sa découverte ?

A Cuba, il y a deux saisons bien marquées, notamment en fonction des pluies, plus que de températures : la saison sèche et la saison humide. La première, de novembre à mai, est beaucoup plus propice pour visiter le pays, compte tenu qu’il y a peu de pluies et les températures sont plus agréables, notamment lors d’une balade à pied dans la ville ou d’une randonnée en pleine nature. Le reste de l’année est aussi correcte pour s’y rendre, à condition d’apprécier la chaleur forte et l’humidité.

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

C’est très dur de choisir, surtout pour moi, qui aime beaucoup d’endroits et beaucoup d’événements cubains…! Mais, si je devrais jouer le jeu, je dirais : Trinidad, une des étapes les plus complètes du pays.
Trinidad est LA ville coloniale par excellence de Cuba, une des mieux préservées de toutes l’Amérique latine, avec une architecture très typique, de traditions très marquées et très animée le jour et le soir, avec, en plus, un parc naturel et une jolie plage à proximité… Quoi demander de plus ?

 

Timimoun

(re)Découvrir l’Agérie avec Daïa, fondatrice de Carnets d’Algérie

Parce que l’Algérie est méconnue des voyageurs, parce que l’image du pays est lourde d’un passé trop tumultueux, Daïa, qui est née et a grandi en Kabylie, a lancé en 2019 l’agence Carnets d’Algérie qui œuvre pour un tourisme responsable et solidaire dans son pays natal. Elle nous en dit plus sur son parcours et ses ambitions…

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Daïa et je suis fondatrice de l’agence Carnets d’Algérie, dont l’objectif est de proposer aux amoureux de voyages authentiques de découvrir ce pays souvent méconnu, en privilégiant la pratique d’un tourisme équitable et durable.

Ce projet que je mûris depuis quelques années s’est concrétisé début 2019 lorsque j’ai quitté mon poste, après 10 années passées dans la gestion de projets digitaux. 

L’agence, implantée à Toulouse, est officiellement en activité depuis septembre 2019.

Daïa, fondatrice de Carnets d'Algérie

Daïa, fondatrice de Carnets d’Algérie

Quelle est votre histoire avec l’Algérie ?

Je suis née à Tizi-Ouzou, en Kabylie, à une heure à l’est de la capitale algérienne.

J’ai eu la chance de grandir dans un environnement familial qui m’a transmis un attachement sans faille à mes racines tout en m’encourageant à m’ouvrir au reste du monde. Ma mère m’a toujours dit d’être « une citoyenne du monde ». Et c’est ce que j’ai fait ! 

Comme beaucoup de jeunes dans l’Algérie des années 90, le manque de perspectives et le climat ambiant ont été à l’origine de mon départ à l’étranger. C’est ainsi qu’à 17 ans, le bac en poche, je m’installe à Toulouse pour poursuivre mes études. Bien que ce départ se fait avec le déchirement que portent en eux les exilés, j’ai eu la chance d’avoir une vie estudiantine remplie de rencontres riches et multiculturelles.

Néanmoins, j’ai toujours nourri le projet de pouvoir un jour participer, à mon niveau et d’une manière ou d’une autre, au dynamisme de l’économie algérienne.

Daïa - Carnets d'Algérie

Daïa – Carnets d’Algérie

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Après avoir beaucoup voyagé, en particulier en Europe et en Asie, mon attachement à mes racines m’a naturellement ramené vers l’Algérie que j’ai décidé de visiter. Ce grand pays, peu connu des voyageurs étrangers, mais également des Algériens eux-mêmes, s’est avéré être une terre pleine de sites historiques, souvent classés, et témoins d’un passé culturel riche. J’ai pris conscience de notre patrimoine oublié, de notre histoire intrinsèquement liée à celle du bassin méditerranéen, et de l’enracinement bien africain de cette terre.

Le regard que portent alors mes amis globetrotteurs, venus visiter le pays avec moi, finit de me convaincre du potentiel touristique des différentes régions.

Sur mon chemin, j’ai eu la chance de rencontrer de jeunes acteurs locaux du tourisme, engagés, contribuant à la promotion du patrimoine culturel du pays, et avec qui j’ai pu créer des liens de confiance et l’envie d’œuvrer ensemble pour montrer une autre image de ce pays.

Pont Sidi M'Cid - Constantine

Pont Sidi M’Cid – Constantine

Medracen

Medracen, Mausolée numide du IIIe siècle

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

L’idée inhérente de Carnets d’Algérie  est de promouvoir l’expertise des acteurs locaux du tourisme, proposant des expériences de voyages innovantes.

Un tourisme culturel et authentique comme levier économique majeur, le tout en assurant la préservation des sites visités par la pratique d’un tourisme raisonné. C’est l’ambition du projet. 

Nous partageons avec notre réseau d’acteurs-partenaires une vision commune d’un tourisme écologiquement responsable et centré sur la valorisation du patrimoine culturel et naturel du pays.

C’est pourquoi nous préférons proposer des séjours en groupes restreints, moins consommateurs et plus respectueux des sites visités.

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

D’avoir la possibilité de rencontrer des voyageurs curieux, ou intéressés par l’Algérie, et de pouvoir échanger avec eux, répondre à leurs questions et leur donner envie de visiter ce pays.

Que pourriez-vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (vidéo, images, conférences….)

Beaucoup de belles photos de nos différentes régions, une visite guidée interactive en « Secret Live » (sur inscription), quelques vidéos, une session d’échange (sous forme de live ?)…

Quels sont les atouts de l’Algérie pour un voyageur ?

Pétrie de diverses influences, l’Algérie possède un patrimoine culturel riche et compte plusieurs sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les férus d’histoire et de cultures seront séduits par les vestiges numides, cités antiques romaines, palais ottoman, ou encore la fabuleuse ou vallée du Mzab.

Quant aux amoureux des grands espaces, ils pourront constater l’incroyable spectacle offert par une nature contrastée entre monts du Djurdjura, désert du Sahara ou la côte de la Corniche d’Or.

Que ce soit en bivouac dans le Sahara du Tassili N’Ajjer ou en hébergement en maison d’hôte dans l’Oasis rouge de Timimoun.

Un séjour en Algérie est toujours plein d’authenticité, à la rencontre d’une population accueillante et chaleureuse.

En bref, c’est un pays attachant qui saura séduire ses visiteurs.

Timimoun

Oasis rouge de Timimoun

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir cette destination ?

Lorsqu’on prévoit de visiter l’Algérie, il faut garder à l’esprit que le territoire est très vaste (le plus grand d’Afrique) et que les trajets ne se font pas toujours sur une autoroute.

Nous conseillons donc de porter son choix sur une région, selon la période la plus propice de l’année, une thématique ou un évènement culturel, et de prendre le temps de la découvrir.

Si on choisit de faire un trek dans le Tassili ou le Hoggar, on appliquera nos réflexes de voyageurs écoresponsables et on s’assurera d’avoir un équipement adapté pour faire face aux écarts de température, très importants sur une même journée.

Bejaïa

Randonnée autour de Bejaïa

Y a-t-il une saison plus propice à sa découverte ?

L’un des atouts de l’Algérie est qu’on peut y séjourner toute l’année !

Ce « pays continent » se visite au rythme des saisons et des évènements culturels propres à chaque région.

Les villes côtières, comme Alger, bénéficient d’un climat typiquement méditerranéen. Il fait bon y séjourner en dehors de l’été pour profiter des visites culturelles tout en appréciant la douce chaleur du soleil.

La Kabylie peut se visiter en automne, période durant laquelle on pourra assister et/ou participer à la cueillette des olives. Mais c’est au printemps que la nature déploie tous ses atouts dans cette région montagneuse. On pourra également s’y rendre en été pour profiter des festivités autour de l’artisanat de la région comme la fête du bijou à Ath Yenni.

Si on souhaite se rendre dans les Aurès et la région de Constantine, on évitera l’hiver qui reste assez rigoureux dans ces régions. Le printemps et la fin de l’été sont idéales pour profiter des très beaux sites antiques romains et numides de cette partie est du pays.

Les régions sahariennes quant à elle se visitent plutôt entre octobre et mai.  En termes d’évènements culturels majeurs, on peut notamment citer le festival Ahellil et le S’bou de Timimoun, ainsi que la Sebiba de Djanet.

la Tadrart rouge - Algérie

la Tadrart rouge

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un évènement à ne pas manquer, quel serait-il ?

Personnellement j’aime toutes les régions du pays, chacune pour leurs spécificités. 

Peut-être que le plus dépaysant pour un explorateur reste les régions sahariennes

Et je citerai en particulier deux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : tout d’abord la vallée du M’zab, qui est un véritable enchantement pour ses visiteurs, tant pour son architecture typique datant du Xe siècle, que pour la rencontre avec la culture mozabite. Et puis pour ceux qui sont à la recherche de grands espaces, je conseillerai de se rendre dans le parc du Tassili N’Ajjer qui, en plus d’être d’une beauté indescriptible, abrite l’un des plus importants ensembles d’art rupestre préhistorique du monde. 

Mais il est difficile de parler de visiter l’Algérie sans citer les très beaux sites antiques romains de Tipaza, Djemila, Timgad ou d’évoquer Bejaïa & la corniche d’Or, sans oublier la Casbah d’Alger.

Vous l’aurez compris, il y « en a pour tous les goûts ! 

 

Port de Byblos

Rencontre avec Dior, fondatrice de Néosafar

Dior est née et a grandi au Liban ; elle nous raconte comment après des études en France et plusieurs années à courir différents continents, elle fait le choix de rentrer chez elle pour développer une agence de voyage locale, engagée dès le début dans un démarche durable et solidaire.

Note : Dior avait été interviewée avant la catastrophe de Beyrouth du 4 août dernier, et le dernier paragraphe a été ajouté pour permettre à Dior d’exprimer son soutien au Liban, et de vous présenter l’aide qu’elle souhaite apporter à son pays. 

Pouvez-vous vous présenter ?

Moi, c’est Dior, j’ai 33 ans, je suis née au Liban, où j’ai passé mes 20 premières années, je suis arrivée en France en 2007 pour faire mes études supérieures. En mai 2010, diplôme d’ingénieur agroalimentaire en poche, j’ai commencé à travailler dans le développement de marché pour l’Amérique latine et l’Océanie en y voyageant beaucoup pendant 7 ans. J’ai découvert beaucoup de coins cachés, privilèges des locaux ; et plus je m’éloignais, plus l’appel de mon pays natal devenait plus fort.

Dior - fondatrice de Neosafar

Dior – fondatrice de Neosafar

Quelle est votre histoire avec le Liban ?

C’est mon pays natal, j’y ai vécu toute ma vie jusqu’à mes 20 ans, je suis une vraie Libanaise dans la pratique comme dans l’âme ! Mon histoire avec ce pays est une histoire d’amour passionnelle, à un tel point que j’ai décidé d’en faire mon métier!

Le défi est double : d’un côté l’aspect patriotique qui, à travers le choix du Liban, me permet de me rapprocher de mon pays natal et de le servir. D’un autre côté, il y a tellement de potentiel dans ce pays dont l’image a été injustement ternie par les récents conflits, alors que son histoire date de plus de 5000 ans, et est fascinante ! je tenais à le remettre sur la carte des destinations à visiter, comme il se doit !

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

J’ai toujours été passionnée de voyages, et j’ai sillonné beaucoup de pays durant mes années de travail dans l’agroalimentaire. À chaque voyage, je me rendais compte que les expériences inoubliables, hors des sentiers battus que je vivais, était grâce aux locaux et leurs contacts … et c’est là où je me suis donné l’objectif de faire la même chose pour le Liban, donc l’agence de voyages était le biais le plus logique, mais locale !

Pour moi, le vrai voyage est celui duquel nous revenons changés parce que nous y allons en tant que vrais voyageurs et pas juste touristes. L’après-voyage est ainsi enrichi par l’histoire, la culture des endroits visités, et surtout les moments d’échanges  avec les locaux sur place !

Port de Byblos

Port de Byblos

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Oui, j’en ai même fait une charte de fonctionnement partagée avec tous mes voyageurs :

Avec Neosafar, nous voyageons solidaire, au plus proche des populations locales.

  • Nous croyons que les voyages nous permettent de nous dépayser, mais surtout de comprendre et échanger,
  • nous faisons le plus d’impact positif sur les locaux et le moindre impact possible sur l’environnement,
  • nous choisissons des partenaires locaux éthiques, de petite taille et avec une passion de faire découvrir leur pays,
  • nous versons la majorité des bénéfices à ces partenaires locaux et aux populations d’accueil (maisons d’hôtes, guides accompagnateurs, tables d’hôtes, hébergeurs, artisans),
  • nous encourageons nos voyageurs responsables à se renseigner sur les mœurs et habitudes du pays d’accueil afin que leur expérience soit dans le respect et l’immersion.

De plus, durant les séjours de mes voyageurs, nous leur fournissons de l’eau potable gratuitement depuis de gros bidons à condition qu’ils aient des gourdes réutilisables. En aucun cas, nous n’achetons des bouteilles d’eau en plastique dans un pays où le recyclage et la gestion des déchets sont problématiques.

Arz el Rab

Arz el-Rab

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Une vitrine me permettant de recruter de nouveaux voyageurs intéressés par des séjours atypiques, aventuriers, culturels, ou juste sur mesure au Liban.

Entre la crise du Covid et la crise financière par laquelle passe le pays, il est très compliqué au voyageur français (ou autre d’ailleurs), de replanifier des vacances dans un autre pays. Le but de cette édition est de redonner envie au voyageur d’explorer des contrées inconnues, mais pas si lointaines que ça comme le Liban!

Que pourriez-vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (Vidéo, images, conférences ….)

Conférence sur les mythes et réalités sur le Liban, vidéos du Lebanon Mountain trail (le plus grand chemin de randonnée au Liban), des spotlights sur des villages et endroits inconnus qui sont au Liban, mais qu’un voyageur pourrait confondre avec un autre pays, des miniprésentations du pays par thématique de voyage, une session Q&A pour répondre aux peurs et doutes, un guide de « ce qu’il faut savoir avant d’aller au Liban »…

Quels sont les atouts du Liban pour un voyageur ?

Il en a plusieurs, je dirai surtout :

  • Sa petite superficie, 10 452 km2, qui permet de le sillonner en peu de temps tout en changeant très vite d’ambiance, de paysages et températures.
  • On y parle plusieurs langues donc facile de se débrouiller en Anglais et Français.
  • La gastronomie libanaise est incomparable et on ne finit jamais de découvrir ses spécialités locales ; les voyageurs mettent cet atout parmi le top 3.
  • Les Libanais sont très connus pour leur hospitalité et la qualité de leur accueil et leur chaleur humaine, c’est le 1er critère cité par les voyageurs.
Gemmayzé, Beyrouth

Gemmayzé, Beyrouth

Quels conseils pourriez-vous dispenser aux voyageurs pour parcourir le Liban ?

De faire confiance aux locaux, comme Neosafar et nos partenaires pour tracer leur séjour en toute sécurité, avec les expériences les plus authentiques.

Aussi de se renseigner sur les pratiques, les mœurs et habitudes locales. Nous avons créé un guide de ce qu’il faut savoir avant d’y aller. Nous organisons aussi des sessions avec nos voyageurs  durant lesquelles nous échangeons sur leurs perceptions et idées reçues sur le Liban, et répondons à leurs questions pour les préparer au mieux avant leur séjour.

Y a-t-il une saison plus propice à la découverte du Liban ?

Plutôt entre avril et juin ou septembre-octobre. Le reste de l’année, il y a beaucoup de Libanais de la diaspora qui reviennent au Liban pour les grandes vacances (été, Noël), ou il fait assez froid (comme janvier à Mars).

Plage de Batroun

Plage de Batroun

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer, quel serait-il ?

Je ne peux pas en citer un seul uniquement, impossible, le pays a beaucoup à montrer, goûter, explorer et sentir, et il y en a pour tous les goûts!

 

Suite à l’explosion à Beyrouth, survenue mardi 4 août, terrible catastrophe humaine et matérielle, quel soutien pouvez-vous apporter au Liban ? Comment peut-on vous aider ?

Le Liban fait la une des journaux, le premier sujet de discussion depuis quelques jours, même le président Emmanuel Macron s’est rendu à Beyrouth…j’aurais bien voulu que ça soit pour un évènement glorieux, une reconnaissance pour le pays ou tout autre raison honorifique, mais non… Beyrouth est, encore une fois, détruite.

Cette fois-ci, la destruction est venue comme un coup de massue, une triple peine pour achever le peu d’espoir d’un Libanais dans un pays qui peine entre crise sanitaire du Covid-19 et crise économique sans précédent.

Alors entre choc suite à cette explosion en plein cœur de Beyrouth, rage contre le gouvernement et peur d’un lendemain qui s’assombrit et désespoir face aux besoins de base insatisfaits, mes compatriotes ont besoin de vos prières et votre soutien :

http://www.leetchi.com/fr/c/lXJOzNo5

Vous trouverez ici une cagnotte que j’ai mise en place pour récolter des fonds. Je suis en train d’identifier beaucoup de familles dans Beyrouth ayant besoin d’aide pour réparer leurs maisons, leurs magasins, leurs voitures, racheter des meubles, de l’électroménager ou autre pour survivre et repartir à zero.

Nous allons leur envoyer l’argent directement au lieu de l’envoyer via une ONG, notre impact ne sera que mieux ciblé et plus grand

Merci à tous du fond du cœur, et rassurez-vous, cet incident n’enlève rien à la beauté de ce pays, de son peuple, ses traditions et sa magie !

Maroc vu par imaginearth

Découvrez Flockeo, co-organisateur réel du DirecTravel en format virtuel

Comme vous le savez (ou pas), nous avons décidé de mettre en place une édition digitale du DirecTravel. Ce salon en ligne est encore en construction, et nous le portons (avec beaucoup de plaisir) avec l’équipe de Flockeo. Afin que vous fassiez plus ample connaissance avec eux, nous leur avons demandé de nous en dire plus sur qui ils étaient.

Pouvez-vous présenter Flockeo et surtout ses créateurs?

Nous (Tarek, Cathy et Ghislaine) avons décidé de créer la start-up MURMURATION SAS en mars 2019, afin de fédérer un écosystème d’acteurs engagés dans le monde du tourisme, dans un contexte de dérèglement climatique avéré.

Le terme « Murmuration » décrit le phénomène par lequel les étourneaux se rassemblent spontanément dans les airs pour faire face à un prédateur. Le mot “murmuration” reflète bien notre base intellectuelle et éthique, parce que seul, un étourneau est un oiseau assez banal finalement mais en groupe, ils forment un ensemble exceptionnel face à un prédateur. Pour nous, le prédateur à vaincre est le réchauffement climatique.

Nous avons ainsi créé le site web flockeo.com pour fédérer une communauté mondiale de tourisme durable. L’idée d’utiliser les données satellites, pour mieux gérer les effets du tourisme, est venue à Tarek durant ses voyages. Il s’est rendu compte, il y a quelques années déjà, des dégâts qui peuvent être occasionnés par manque de vigilance et de connaissances. Convaincu que les données satellites peuvent être un outil puissant pour rendre au « Voyage » ses lettres de noblesse, il a pu concrétiser son projet, à travers la plateforme web Flockeo, grâce à sa rencontre avec nous (Cathy et Ghislaine).

Grâce à une carte unique au monde, toutes les personnes qui le désirent peuvent s’informer sur le score écologique de leur destination préférée et y rechercher des acteurs du tourisme durable.

les fondateurs de Murmuration SAS et Flockeo

Les fondateurs de Murmuration SAS et Flockeo

Quelle est l’histoire de la création de Flockeo ?

Durant nos voyages respectifs, nous avons trop souvent constaté que l’engagement des acteurs ou, en tous cas, ce que l’on en voyait, se résumait à de petites pancartes placées dans les chambres et incitant à ne pas donner ses serviettes à laver systématiquement. Aucune information…

Avec ça, nous avons assisté à la submersion de Bali, que l’on aime beaucoup, par le tourisme de masse. Nous avons observé et constaté les conséquences sur l’environnement, et la souffrance que cela a pu amener parfois dans la population.

Enfin, avec le réchauffement climatique, cette dimension résonne au quotidien, et lorsque l’on sait que le tourisme représente 10% de l’économie mondiale, on imagine le poids du secteur dans la balance.

Or il se trouve que deux d’entre nous ont toujours travaillé dans l’observation de la terre, le spatial et les satellites où nous avons vu passer des tas de données qui n’étaient pas utilisées et peuvent être très utiles pour orienter le marché vers des pratiques plus durables. D’où Flockeo !

Tarek Habib - CEO Murmuration

Tarek Habib – CEO Murmuration SAS / Flockeo

Quelles valeurs vous rapprochent du DirecTravel ?

Comme DirecTravel et ses exposants, l’ambition de Flockeo est de mettre en contact les voyageurs et les professionnels du voyage qui souhaitent partager un tourisme de valeur, respectueux de l’environnement, partager des expériences d’échanges avec les populations locales, et permettre d’étendre les bénéfices de l’économie touristique à toutes les régions.

L’écologie, comme le voyage durable et solidaire, plus proche des besoins des habitants, sont des fabuleuses opportunités pour des destinations de se réinventer. Et tous les exposants du salon DirecTravel sont fortement impliqués dans ces démarches. Ils méritent une plus grande visibilité auprès des voyageurs du monde entier et on fera tout pour leur offrir cela.

Comment sélectionnez-vous vos adresses de tourisme durable ?

Les informations concernant les acteurs sont déclaratives, fournies par eux, mais d’ici quelques mois, chaque voyageur sera en capacité de donner son retour terrain et de formuler de manière simple son opinion sur la manière dont le professionnel respecte ses engagements.

Nous sollicitons déjà ces retours et tenons pour notre part un blog ainsi que nos réseaux sociaux qui insufflent constamment de l’information sur les régions et actions des professionnels à travers le monde.

Cathy Sahuc, COO Murmuration SAS

Cathy Sahuc (à Cuba), COO Murmuration SAS / Flockeo

Qu’est-ce qui vous différencie d’un autre site présentant des bonnes adresses ?

Hormis la portée mondiale qui nous paraît unique à ce jour, c’est principalement la richesse de l’information donnée qui fait la valeur du site. Nous ne sommes en ligne que depuis fin novembre, et d’autres fonctionnalités vont apparaître, mais Flockeo propose déjà des informations très précises.

Les données environnementales à travers toute la planète sont très utiles et personnes ne l’a jamais encore fait. Notamment parce que l’on n’avait pas encore songé à exploiter ces données satellites ; ce que nous a permis de faire nos expériences personnelles.

Il nous semble important de cartographier efficacement la planète pour mieux partager aux voyageurs ces informations et ainsi aider à mieux protéger la planète. En nourrissant un algorithme avec des banques de données statistiques et satellites, nous sommes parvenus à dresser une cartographie précise (chaque zone qui constitue la carte du monde représente une superficie de 20km) pour justement aider les voyageurs à faire leur choix en conscience.

Comment les voyageurs peuvent-ils utiliser Flockeo ?

Les voyageurs peuvent retrouver sur Flockeo des adresses de professionnels du tourisme engagés dans une démarche durable : ils choisissent une destination, et une liste d’adresses leur ai proposé. Ils ne peuvent pas réserver leur séjour sur Flockeo, car nous souhaitons laisser le lien direct aux professionnels.

A côté de ça, les voyageurs ont accès essentiellement à des informations sur la durabilité des endroits et sur les actions qui y sont menées sachant que notre charte du tourisme durable englobe les trois champs d’action classiques : environnemental, socio-économique et culturel.

D’ici quelques temps, le voyageur pourra partager sur ses endroits favoris et donner les adresses d’endroits qu’il a particulièrement appréciés. Il pourra également donner son avis sur les endroits répertoriés et pourra également s’exprimer dans la partie blog. Les possibilités d’échange se multiplieront au fil des versions suivantes.

Enfin, depuis quelques mois, sur notre page facebook les voyageurs peuvent profiter de visites guidées que nous organisons en ligne pour découvrir des régions dans le monde et soutenir les guides touristiques en cette période très incertaine.

De quelle manière les voyageurs peuvent-ils contribuer à Flockeo ?

Les voyageurs peuvent nous contacter, par mail ou via les réseaux sociaux, pour nous donner leurs « bonnes adresses », nous part de leur expérience dans un lieu qui correspond à notre charte. Nous traitons tous les messages et contactons toutes les adresses que l’on nous envoie. Répertorier toutes ces professionnels est un travail de fourmi, aussi toutes les recommandations sont bienvenues.

En visitant des sites web comme le nôtre, les voyageurs et voyageuses du monde entier affirment leur souhait de contribuer à un tourisme plus juste, plus ouvert et transparent ! Ils peuvent visualiser la performance environnementale de leur prochaine destination, c’est une première contribution essentielle dans leur préparation de voyage.

Grâce à nos réseaux sociaux et nos différents relais à travers le monde, faire partie de la communauté Flockeo permet aux voyageurs de partager des projets de développement local qu’ils souhaitent soutenir pendant leurs voyages.

Ghislaine Abbassi - CMO Murmuration SAS

Ghislaine Abbassi (en Bretagne) – CMO Murmuration SAS / Flockeo

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel, et que vont y trouver les voyageurs ?

Grâce à cette édition digitale, nous souhaitons continuer à apporter encore plus de proximité et d’échanges entre professionnels du voyage et voyageurs. Autant vous dire que nous sommes très heureux de participer à cette belle aventure en tant que co-organisateur.

Les voyageurs vont y trouver exactement ce qu’il y trouvaient durant les éditions précédentes, à savoir : de nouvelles approches du voyage sur-mesure, en circuits courts, et, des professionnels soucieux de faire voyager leurs clients de manière transparente, personnalisée et éthique.

L’avantage indéniable du digital est de permettre aux professionnels et aux voyageurs de réduire l’espace-temps entre eux et d’échanger autour de projets de voyages, réserver des circuits ou tout simplement s’inspirer de ce qui sera présenté.

Depuis la crise du Covid-19, notre ambition, plus que jamais, est d’aider au maximum la promotion du tourisme durable à travers le monde.

La solidarité est l’un des 3 piliers du tourisme durable et l’édition digitale a été conçue dans ce sens. Nous souhaitons offrir à travers des packs accessibles un service de qualité pour qu’ils continuent à avoir des clients et à se faire connaître malgré cette période qui représentent pour eux de très grandes difficultés à gérer.

L’ambition du salon est d’offrir un espace de communication entre artisans du voyage et voyageurs soucieux de leur impact sociétal et environnemental : on espère vous y croisez ! 😉

 

Photo d'entête © Imaginearth 
Quand le désert rencontre l'océan dans le sud du Maroc
véronique - bb voyage (inde)

L’Inde vue par Véronique de BB Voyage

Originaire de Port-Louis, en Bretagne, Véronique n’était pas prédestinée au monde du voyage, ni à l’Inde. Pourtant voilà qu’elle habite la banlieue de Delhi depuis près de 20 ans … elle nous raconte sa vie d’expat, et son parcours professionnel.

Pouvez-vous vous présenter ?

Véronique de IndeXpérience, BB Voyage, IndiaofGandhiji …

  • IndeXpérience est la structure de promotion BtoC.
  • BB Voyage est la structure juridique et maison-mère.
  • India of Gandhiji est une structure de promotion d’une sélection de Chambres d’hôte dans lesquels nous avons des intérêts financiers.

Que dire de moi ?

J’étais Directrice d’un Labo Vétérinaire – spécialisé en Hygiène Alimentaire, et j’ai fais la rencontre de Raghu lors d’une voyage en Inde… et voilà … je passe.

Mais si vous voulez savoir comment je suis passée de la Bretagne à Delhi : Interview – le parcours de Véronique Indexpérience

Raghu s’est tout d’abord installé en France pour développer son carnet d’adresses en Rapporteur d’Affaire pour un DMC Indien puis d’autres DMC Asie avec une structure Asie Partners. Et puis nous avons connu notre 11 septembre, sauf que c’était au mois de mai de la même année, avec le 11 septembre, il était évident que la situation en France n’était plus possible. La solution provisoire pour passer la crise était de s’installer en Inde.

Le provisoire est devenu permanent, car il est devenu évident que le fait d’être en Inde était « rassurant » pour nos voyageurs et nous a permis de rebondir rapidement.

A ce jour, je suis une Expat, en Inde depuis 19ans, je ne suis pas Directrice d’une Agence Locale, d’un DMC… je suis une Créatrice d’Expériences pour des Voyageurs, je suis Facilitator de Destination, je mets mon expertise au services des Voyageurs pour bien voyager en Inde, au Népal et au Bhutan.

Quelle est votre histoire avec l’Inde ?

L’Inde, je l’ai détestée.

A l’heure actuelle, c’est un dégoût profond au regard de cette crise que nous traversons et ses conséquences et un soutien infaillible à ce pays que j’ai adopté aux regards des agressions chinoises aux frontières.

Le premier voyage a été difficile, nous étions à l’époque des Cartes Postales, et si j’étais plutôt du style prolifique, lors de ce voyage, je ne savais écrire que « Inde….descriptible ».

Mais voilà, j’avais rencontré Raghu. Et j’insiste, je ne suis pas tombée amoureuse de la Destination, comme cela peut être le cas de certains confrères ou consœurs qui ont cherché à rester par tous les moyens. Pour moi cela a été la rencontre d’un homme…. Raghu est très attaché à son pays et j’ai appris à le découvrir, mais la diversité et la richesse du pays font que cela n’est pas facile tous les jours. J’apprends encore tous les jours. L’Inde est un sous-continent.

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Raghu a toujours été dans cette industrie.

Mais nous sommes des Artisans, nous refusons de parler d’industrie touristique. Nous n’avons jamais été dans cette logique et nous refusons catégoriquement. Nous n’avons jamais travaillé avec des TO français par choix, car nous refusons de cautionner le Tourisme de masse. Nous sommes des Artisans, des Architectes, des Créateurs, nos itinéraires sont tous différents pour chaque voyageur, pas de standardisation.

Plus qu’une entreprise, c’est avant tout une passion, la passion des rencontres.

Le développement se fait au gré de nos coups de cœur , l’aspect financier est rarement pris en compte.

véronique - bb voyage (inde)

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Le tourisme durable, du vocabulaire marketing que certains vont encore s’approprier. Nous n’avons pas eu besoin de prendre des engagements , le tourisme durable fait parti de notre ADN, pas besoin de prendre des engagements. Mais pour officialiser cette implication quotidienne depuis 19ans, nous sommes devenus Membre de « The Responsible Tourism Society of India ».

 

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Une opportunité de redémarrer puisque nous sommes à l’arrêt, à un budget raisonnable.

Je ne parle pas de nous ré-inventer … pour se ré-inventer, il aurait fallu déjà être à coté de la plaque concernant les attentes des voyageurs, hors, il est force de constater que ce nous proposons depuis des années va devenir « la norme ».

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (vidéo, images, conférences ….)

Nous présenterons ce type de vidéos :

L’outil digital est une formidable opportunité, conférence dans le confort de sa résidence, album en ligne, vidéo…

L’envie de repartir sera conditionnée à l’aspect sanitaire.

Diffuser des vidéos sur les dispositions prises dans les aéroports, les hôtels ne me semblent pas la bonne démarche pour inciter au départ.

Personnellement, je ne me vois pas repartir en vadrouille, masque obligatoire, et donc je ne souhaite pas non plus devoir l’imposer à mes voyageurs.

Personnellement, au vu de ce qui se passe en France, j’y vois du laxisme, à coté de cela, nos contraintes sont toujours réelles…par exemple, au Kerala, un Etat du Sud de l’Inde vient d’imposer de nouvelles réglementations et amendes de police jusqu’en Juillet 2021 :

Donc cette édition virtuelle du DirectTravel sera l’occasion d’informer sur les conditions réelles sur place, état par état, des conditions , des dispositions prises …

Quels sont les atouts de l’Inde, du Népal et du Bhoutan pour un voyageur ?

Le dépaysement.

La possibilité de faire du slow tourism.

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir ces destinations ?

Ne pas se fier à ce que l’on trouve sur Internet.

En Inde, au Népal comme au Bhutan, il y a des lois et il convient de les respecter. Être un touriste français à l’étranger c’est peu de droits et surtout beaucoup de devoirs.

Le premier est de faire appel à une structure reconnue par les instances de ce pays.

Y-a t-il une saison plus propice pour la découverte de l’Inde, du Népal et du Bouthan ?

Si vous prenez les brochures de voyage traditionnelles, vous allez trouver que la meilleure période pour visiter l’Inde c’est de Octobre à Mars.

C’est pas si simple que cela, tout dépend ou on va et ce que l’on veut faire.

Le Rajasthan, l’état des Maharadja, endroit à fuir en décembre/janvier … La pire idée : vouloir y passer Noël et Nouvel an… Pourquoi ? Il y fait un froid de canard et les hébergements ne sont pas chauffés.

Le Bhutan, nous sommes en montagnes, nous sommes dans l’hémisphère nord, donc l’hiver c’est l’hiver… Le printemps et l’automne y sont comme chez vous… alors pourquoi pas l’été ?

Le Népal, même combat que le Bhutan, quand on me demande un trek pour Noël et Nouvel an … heu… comment vous dire, il fait moins 15 … ça ira ?

La saison dépend de ce que l’on souhaite faire, où l’on souhaite aller….

Que ce soit l’Inde, le Népal, ou le Bhutan, le voyage y est possible toute l’année … mais les lieux sont à définir en fonction de la période de voyage et des envies….

montagne inde

Kanamo Peak – Inde

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer (par pays), quel serait-il ?

Avant la crise du coronavirus, je sais ce que je vous aurai répondu, et je vous aurai confié des Festivals par pays… mais les rassemblements n’étant plus d’actualité, nos instances gouvernementales sont très strictes et nous ne voyons pas un retour « à la normale ».

Alors je vais proposer des endroits :

  • En Inde , la Vallée du Spiti et Key Monastère
  • Au Népal, le parc de Bardia pour ses Safaris Flottants et à pied
  • Au Bhutan, passer la nuit Rawabe Lhakhang dans la Résidence du Rimpoche / Déjeuners avec Moines et Villageois

Christophe Sentuc, le DirecTravel et la suite

Il y a de ça quelques semaines, nous vous avions proposé de découvrir le parcours de Christophe Sentuc, fondateur du DirecTravel ; aujourd’hui, nous publions la suite de son interview afin qu’il vous présente ses projets pour l’avenir …

Quels sont tes valeurs, ton moteur ?

L’étonnement est mon principal moteur dans le voyage. D’esprit curieux et aventureux, j’aime découvrir les singularités des êtres humain. Comment l’homme s’adapte à son environnement, ses coutumes et traditions locales, sont autant de raisons qui m’ont poussé aux confins de contrées oubliées.

Je considère que pour être enrichissant, un voyage doit déranger et bousculer ; sinon pourquoi produire autant de CO² ? Je regrette que la diversité culturelle de notre planète soit si peu considérée comme une richesse par les professionnels du tourisme. Ce patrimoine immatériel devrait être plus respecté, protégé et préservé. S’il était enseigné et valorisé à l’école, je pense que notre ouverture à la mondialisation et au tourisme durable s’en porterait beaucoup mieux.

Christophe et son fils en Guinée Conakry

Christophe et son fils en Guinée Conakry

Quelles ont été tes motivations pour créer DirecTravel ?

Répondre à l’heureuse demande de liberté du voyageur d’aujourd’hui en l’invitant à reprendre en main l’organisation de son voyage devenu très accessible grâce à la profusion d’informations entraînée par internet. Favoriser son accès au voyage personnalisé à moindre frais, rendu possible par sa prise en charge totale ou partielle de son organisation et en assumant ses responsabilités.

La création de ce rendez-vous m’est venue comme une mission dédiée aux vertus du voyage et à ceux qui pratiquent leur métier avec passion et réel investissement sur le terrain. Ma motivation a aussi été tournée vers ce rapprochement du local avec l’agence française, valorisant chaque partie et profitable au tourisme artisanal plus en phase avec les réalités locales.

Comment vois-tu l’avenir du tourisme, après cette pandémie du Covid-19 ?

La peur entretenue par notre société prônant la sécurité, la protection et l’assistance ne font pas bon ménage avec le voyage. La crainte de la maladie s’est rajoutée à celle du terrorisme et amplifie encore la méfiance vis-à-vis de l’autre.

D’autre part, notre législation engageant les professionnels à une responsabilité de plein droit, a encouragé une offre de voyage très standardisé avec des programmes très rodés. Je regrette cette déresponsabilisation du touriste qui l’écarte des réalités d’un voyage forcément lié à des impondérables, qui le prive de relations vraies avec des autochtones moins scrupuleux dans leur quotidien, et qui augmente les coûts de réalisation d’un voyage pour cause de surplus de protections et d’assistances.

voyage en Inde

Voyage en Inde

Piégés par des engagements intenables, beaucoup de professionnels se retrouvent contraints de programmer des voyages aseptisés dénués de sens, d’intérêt et d’authenticité. Ce piège peut être évité en privilégiant le circuit court avec contact et information directement transmis par les locaux aux professionnels ou aux voyageurs eux-mêmes. C’est en connaissant son référent local et en comprenant comment il pourra répondre à ces impondérables que l’on accepte l’imprévisible sans en avoir peur. Dans un voyage, l’imprévu est cette indispensable pincée de sel qui en fait toute sa saveur.

Quels sont tes projets pour DirecTravel ?

Le voyageur en déconfinement a plus que jamais besoin de s’évader et de se tourner vers un tourisme en quête de sens et de vraies valeurs. En rentrant dans le quotidien professionnel et personnel de chacun, la communication visuelle et digitale s’est avérée une formidable opportunité pour servir le rapprochement entre le voyageur, son expert et son hôte du bout du monde.

L’heure du rebond a sonné et DirecTravel s’apprête à annoncer son premier salon digital du 05 au 08 Novembre prochain. Une grande première préparée avec  l’expertise en marketing digital de la plateforme Flockeo dédiée au tourisme durable. Quatre journées inaugurales sur une live-plateforme, pour des rencontres plus économiques, plus directes et plus zens car chacun chez soi.

Bien entendu, le DirecTravel physique, véritable place de marché du voyage sur mesure, conserve la force de cette incontournable rencontre humaine. Il est d’ores déjà retenu avec la Mairie de Paris IVe à la Halle des Blancs Manteaux du 26 au 28 Mars prochain.