véronique - bb voyage (inde)

L’Inde vue par Véronique de BB Voyage

Originaire de Port-Louis, en Bretagne, Véronique n’était pas prédestinée au monde du voyage, ni à l’Inde. Pourtant voilà qu’elle habite la banlieue de Delhi depuis près de 20 ans … elle nous raconte sa vie d’expat, et son parcours professionnel.

Pouvez-vous vous présenter ?

Véronique de IndeXpérience, BB Voyage, IndiaofGandhiji …

  • IndeXpérience est la structure de promotion BtoC.
  • BB Voyage est la structure juridique et maison-mère.
  • India of Gandhiji est une structure de promotion d’une sélection de Chambres d’hôte dans lesquels nous avons des intérêts financiers.

Que dire de moi ?

J’étais Directrice d’un Labo Vétérinaire – spécialisé en Hygiène Alimentaire, et j’ai fais la rencontre de Raghu lors d’une voyage en Inde… et voilà … je passe.

Mais si vous voulez savoir comment je suis passée de la Bretagne à Delhi : Interview – le parcours de Véronique Indexpérience

Raghu s’est tout d’abord installé en France pour développer son carnet d’adresses en Rapporteur d’Affaire pour un DMC Indien puis d’autres DMC Asie avec une structure Asie Partners. Et puis nous avons connu notre 11 septembre, sauf que c’était au mois de mai de la même année, avec le 11 septembre, il était évident que la situation en France n’était plus possible. La solution provisoire pour passer la crise était de s’installer en Inde.

Le provisoire est devenu permanent, car il est devenu évident que le fait d’être en Inde était « rassurant » pour nos voyageurs et nous a permis de rebondir rapidement.

A ce jour, je suis une Expat, en Inde depuis 19ans, je ne suis pas Directrice d’une Agence Locale, d’un DMC… je suis une Créatrice d’Expériences pour des Voyageurs, je suis Facilitator de Destination, je mets mon expertise au services des Voyageurs pour bien voyager en Inde, au Népal et au Bhutan.

Quelle est votre histoire avec l’Inde ?

L’Inde, je l’ai détestée.

A l’heure actuelle, c’est un dégoût profond au regard de cette crise que nous traversons et ses conséquences et un soutien infaillible à ce pays que j’ai adopté aux regards des agressions chinoises aux frontières.

Le premier voyage a été difficile, nous étions à l’époque des Cartes Postales, et si j’étais plutôt du style prolifique, lors de ce voyage, je ne savais écrire que « Inde….descriptible ».

Mais voilà, j’avais rencontré Raghu. Et j’insiste, je ne suis pas tombée amoureuse de la Destination, comme cela peut être le cas de certains confrères ou consœurs qui ont cherché à rester par tous les moyens. Pour moi cela a été la rencontre d’un homme…. Raghu est très attaché à son pays et j’ai appris à le découvrir, mais la diversité et la richesse du pays font que cela n’est pas facile tous les jours. J’apprends encore tous les jours. L’Inde est un sous-continent.

Qu’est-ce qui vous a poussé à développer une entreprise touristique ?

Raghu a toujours été dans cette industrie.

Mais nous sommes des Artisans, nous refusons de parler d’industrie touristique. Nous n’avons jamais été dans cette logique et nous refusons catégoriquement. Nous n’avons jamais travaillé avec des TO français par choix, car nous refusons de cautionner le Tourisme de masse. Nous sommes des Artisans, des Architectes, des Créateurs, nos itinéraires sont tous différents pour chaque voyageur, pas de standardisation.

Plus qu’une entreprise, c’est avant tout une passion, la passion des rencontres.

Le développement se fait au gré de nos coups de cœur , l’aspect financier est rarement pris en compte.

véronique - bb voyage (inde)

Avez-vous pris des engagements dans le sens d’un tourisme durable ?

Le tourisme durable, du vocabulaire marketing que certains vont encore s’approprier. Nous n’avons pas eu besoin de prendre des engagements , le tourisme durable fait parti de notre ADN, pas besoin de prendre des engagements. Mais pour officialiser cette implication quotidienne depuis 19ans, nous sommes devenus Membre de « The Responsible Tourism Society of India ».

 

Qu’attendez-vous de l’édition digitale du DirecTravel ?

Une opportunité de redémarrer puisque nous sommes à l’arrêt, à un budget raisonnable.

Je ne parle pas de nous ré-inventer … pour se ré-inventer, il aurait fallu déjà être à coté de la plaque concernant les attentes des voyageurs, hors, il est force de constater que ce nous proposons depuis des années va devenir « la norme ».

Que pourriez vous présenter sur le DirecTravel virtuel pour donner aux voyageurs l’envie de repartir ? (vidéo, images, conférences ….)

Nous présenterons ce type de vidéos :

L’outil digital est une formidable opportunité, conférence dans le confort de sa résidence, album en ligne, vidéo…

L’envie de repartir sera conditionnée à l’aspect sanitaire.

Diffuser des vidéos sur les dispositions prises dans les aéroports, les hôtels ne me semblent pas la bonne démarche pour inciter au départ.

Personnellement, je ne me vois pas repartir en vadrouille, masque obligatoire, et donc je ne souhaite pas non plus devoir l’imposer à mes voyageurs.

Personnellement, au vu de ce qui se passe en France, j’y vois du laxisme, à coté de cela, nos contraintes sont toujours réelles…par exemple, au Kerala, un Etat du Sud de l’Inde vient d’imposer de nouvelles réglementations et amendes de police jusqu’en Juillet 2021 :

Donc cette édition virtuelle du DirectTravel sera l’occasion d’informer sur les conditions réelles sur place, état par état, des conditions , des dispositions prises …

Quels sont les atouts de l’Inde, du Népal et du Bhoutan pour un voyageur ?

Le dépaysement.

La possibilité de faire du slow tourism.

Quels conseils pourriez-vous leur dispenser pour parcourir ces destinations ?

Ne pas se fier à ce que l’on trouve sur Internet.

En Inde, au Népal comme au Bhutan, il y a des lois et il convient de les respecter. Être un touriste français à l’étranger c’est peu de droits et surtout beaucoup de devoirs.

Le premier est de faire appel à une structure reconnue par les instances de ce pays.

Y-a t-il une saison plus propice pour la découverte de l’Inde, du Népal et du Bouthan ?

Si vous prenez les brochures de voyage traditionnelles, vous allez trouver que la meilleure période pour visiter l’Inde c’est de Octobre à Mars.

C’est pas si simple que cela, tout dépend ou on va et ce que l’on veut faire.

Le Rajasthan, l’état des Maharadja, endroit à fuir en décembre/janvier … La pire idée : vouloir y passer Noël et Nouvel an… Pourquoi ? Il y fait un froid de canard et les hébergements ne sont pas chauffés.

Le Bhutan, nous sommes en montagnes, nous sommes dans l’hémisphère nord, donc l’hiver c’est l’hiver… Le printemps et l’automne y sont comme chez vous… alors pourquoi pas l’été ?

Le Népal, même combat que le Bhutan, quand on me demande un trek pour Noël et Nouvel an … heu… comment vous dire, il fait moins 15 … ça ira ?

La saison dépend de ce que l’on souhaite faire, où l’on souhaite aller….

Que ce soit l’Inde, le Népal, ou le Bhutan, le voyage y est possible toute l’année … mais les lieux sont à définir en fonction de la période de voyage et des envies….

montagne inde

Kanamo Peak – Inde

Si vous ne deviez citer qu’un endroit ou un événement à ne pas manquer (par pays), quel serait-il ?

Avant la crise du coronavirus, je sais ce que je vous aurai répondu, et je vous aurai confié des Festivals par pays… mais les rassemblements n’étant plus d’actualité, nos instances gouvernementales sont très strictes et nous ne voyons pas un retour « à la normale ».

Alors je vais proposer des endroits :

  • En Inde , la Vallée du Spiti et Key Monastère
  • Au Népal, le parc de Bardia pour ses Safaris Flottants et à pied
  • Au Bhutan, passer la nuit Rawabe Lhakhang dans la Résidence du Rimpoche / Déjeuners avec Moines et Villageois